Le projet SEAMINEROIL entre dans l’utilisation des ressources durables des ressources marines.
Les coquilles de moules, huîtres, Saint-Jacques et autres coquillages comestibles
représentent un gisement important de produits secondaires non valorisés (près de 100 000 tonnes).
Face à un manque de solution viable et peu coûteuse, ils représentent un volume important, une réelle nuisance environnementale est constituent une charge financière pour la filière conchylicole.
Par ailleurs des quantités importantes d’huile de poisson sont extraites à partir des coproduits de poisson et sont aujourd’hui mal valorisées car pas suffisamment purifiées et désodorisées.
De plus, dans le cadre du développement durable, la réglementation européenne évolue progressivement vers une interdiction totale pour les bateaux de pêche de rejeter les co-produits, viscères, poissons hors taille et autres poissons non commercialisables. Ces coproduits, qui devront être stockés et souvent transformés à bord, seront une source nouvelle de molécules d’intérêt nutritionnel tels que les omégas 3 et les alkylglycérols.
Déjà valorisés en partie pour l’alimentation animale ou l’agriculture, ces co-produits de poissons et crustacés peuvent, après transformation, trouver des débouchés plus valorisants en alimentation humaine, nutraceutique, cosmétique et pharmacie.
Les déchets coquilliers représentent un autre gisement important de co-produits marins. Encore peu valorisés, ils représentent un réel problème environnemental et une charge financière. La recherche de solutions de valorisation de ce déchet s’avère donc indispensable, d’autant qu’un réel potentiel commercial existe dans différents secteurs, comme l’agriculture, l’alimentation animale, les matériaux.
Trois entreprises productrices de coproduits du poisson ou ayant déjà un savoir-faire dans la valorisation des produits marins (Copalis, Euronor et Ecopsi) ont souhaité s’associer à 2 centres de recherche (l’Université Lille 2 et à l’Université de Caen), afin de développer de nouveaux produits à partir de :
- la fraction lipidique qui représente entre 10 et 50% de la matière sèche des co-produits de poisson,
- la fraction minérale que l’on peut trouver en grande quantité dans les déchets coquilliers.
L’objectif de ce projet consiste à identifier de nouvelles propriétés parmi ces fractions, à évaluer la pertinence de leurs applications sur différents marchés puis à mettre au point les produits et les process nécessaires à l’exploitation de ces propriétés.
Le montant de ce projet s’élève à environ deux millions d’euros HT. Sélectionné dans le cadre du 7ème appel à projets de R&D du Fonds Unique Interministériel, ce programme a démarré le 1er septembre 2009 et bénéficie d’une aide financière de l’Etat et des collectivités territoriales du Nord-Pas-de-Calais de plus d’un million d’euros.
En savoir plus